Conflict : Denied Ops

Le test:
Cinquième volet de la série Conflict, Denied Ops marque la volonté de Pivotal Games de renouer avec une gloire passée, depuis longtemps ternie par des épisodes qui sans vraiment démériter, n'étaient jamais parvenus à égaler le premier Desert Storm. Devenu FPS pur et dur, articulé autour d'un binôme de baroudeurs aux répliques aussi pâteuses que leur liquide céphalo-rachidien, ce nouvel opus ose la rupture et met ses rangers dans le plat. Mais comme le signalait Dolores Ombrage dans je ne sais quel volume d'Harry Potter, le progrès pour le progrès ne devrait pas toujours être encouragé.
Des petits commandos qui oeuvraient en secret et à la troisième personne dans le désert du Golfe ou dans la jungle hostile du Vietnam, il ne reste plus rien, ou presque. Conflict : Denied Ops ne nous offre en effet qu'un duo de têtes à claques qui par leurs chamailleries incessantes et leur vulgarité placide évoquent un autre binôme bien connu. Non, je ne fais pas référence à Shirley et Dino, mais plutôt à Kane & Lynch, en moins tordus et en moins divertissants. Comparaison probablement douteuse, mais qui, au regard de la qualité du jeu, ne se révélera pas totalement dénuée de sens. Mais cessons là les divagations obscures et partons faire connaissance avec les deux soldats d'infortune. A ma droite se trouve Graves, vétéran velu dont le seul véritable pote se trouve être un fusil de précision. Le bonhomme se vante de pouvoir "découper les ailes d'une mouche à 500 mètres", ce qui en dit long sur la taille de son ego et sur ses qualités de poète. A ma gauche, peau mate et bras dénudés, se trouve le jeune Lang qui ne jure que par la grosse Bertha, sa sulfateuse chérie, et par le Gros Bill, un lance-roquettes qu'il obtiendra rapidement dans l'aventure. Prompt à titiller son collègue de travail au sujet de son âge canonique, le bougre compense sa lenteur et son manque de discrétion par un regain de points de vie. Tous deux sont des agents de la C.I.A. affectés aux opérations spéciales, et ils vont bien vite se retrouver dans un micmac guerrier qu'il serait sans doute vain de décrire en long, en large et en travers. Sachez seulement que passée la première mission, vous pourrez vous-même choisir vos affectations et vos opérations, histoire de contrecarrer les plans d'immondes terroristes avides de pouvoir, d'armes nucléaires et de chair fraîche. Trois fronts différents nous sont donc présentés (l'Amérique du sud, l'Afrique et la Sibérie) pour trois trames apparemment dissociées, mais qui vous vous en doutez, sont bien liées les unes aux autres.
Le Crack:
